Union Sportive – Un patrimoine

 

C’est en 1931 que fut déclarée officiellement à la préfecture de l’Hérault  une association sous le nom d’union sportive. Certainement le jeu de ballon était pratiqué par les jeunes bien avant cette date, pour preuve l’appellation jeu de ballon donnée à la rue principale commerçante où se trouve la fontaine du village. Ce jeu de balle n’avait pas sûrement grand-chose en commun avec le jeu football de l’union sportive, mais avait le mérite d’exister.

Il faut rappeler ici, que c’est surtout après la guerre de 14/18 qu’en grande partie sous l’influence anglaise, le football prit son essor dans le monde.

La déclaration en préfecture donnait en cadre légal aux jeunes pour la pratique de cette discipline.

Ce qui interroge cette déclaration c’est cette délibération du conseil municipal de St Martin de Londres prise en 1923 accordant une subvention de 125 francs qui se verra d’ailleurs augmentée par le préfet. Il semble donc qu’en 1923 la société sportive portant le nom de football club existait à St martin ; l’union sportive aurait repris le flambeau en 1931.

Le premier terrain où se jouait les parties se situait route de Viols le fort à l’endroit approximatif où se trouve actuellement la biscotterie. Il semble qu’un autre terrain se situant soit sur le tènement de la Glacière ou sur la Rasimière fut utilisé quelque temps.

Ces terrains étaient d’ailleurs mis gratuitement à la disposition des pratiquants par les habitants du village. Au début chaque groupe jouait localement ; les compétitions entre village débutèrent plus tardivement sur un nouveau terrain mis à disposition.

Cette parcelle se trouve actuellement incluse dans le lotissement des Garrigues et fut baptisée stade des abeilles laissant supposer que dans ce secteur se trouvaient de nombreuses ruches. Ce terrain avait une particularité, il était entouré de tas de pierres qui servaient de tribunes surélevées pour les enfants et laisser supposer que le terrain lui-même n’en manquait pas. Malgré ce manque de confort il fut utilisé jusqu’à la guerre de 1939, pendant les hostilités les championnats furent mis en sommeil, quelques matchs eurent lieu entre villages voisins Notre Dame de Londres, Viols le Fort et surtout St Jean de Buèges. Le stade des abeilles terrain pierreux, en légère pente et exigu n’avait aucun accès pour les véhicules et de ce fait ne convenait plus pour les compétitions d’après-guerre. Un terrain à Clermau, actuellement planté de vigne assura la transition mais toujours ces terrains appartenaient à des propriétaires privés. Il fallut attendre 1947-1948 pour que la municipalité d’alors décide d’investir dans un véritable terrain de jeu. Elle acheta une parcelle de prés à proximité du village, le stade qui y fut implanté prit le nom de stade de la prairie.

Ce dernier connut pendant une longue période une grande activité avec quelques rencontres mémorables notamment la victoire sur l’équipe de Perpignan en coupe de France, ainsi que la prestation de joueurs professionnels du S.O.M qui avaient été aimablement autorisé par leur président le chanoine Bessede à venir à l’occasion de la fête locale du 3 mai disputer une rencontre amicale face à l’équipe de Sommières.

Ces matchs attiraient un nombreux public en raison de la qualité du jeu fourni et une grande proximité entre spectateurs et joueurs, séparés seulement par une main courante.

Les rendez-vous dominicaux étaient attendus et commentés pendant la semaine, par une grande partie de la population. Quant aux joueurs, ils étaient heureux et fiers de défendre leur couleur.

Au début de cette période l’union sportive reçu le renfort de militaires stationnés au camp Cambous sur la commune de Viols en laval. Certains venaient d’équipes professionnelles d’excellents niveaux. Après le départ des militaires le camp de Cambous fut utilisé par une organisation Juive pour faire transité des jeunes en partance pour Israël, plusieurs d’entre eux jouèrent à l’union sportive. La participation des militaires et des jeunes juifs renforça l’équipe de belle façon.

Plusieurs décisions prises pourtant à l’unanimité posèrent quelques questions dans l’immédiat après-guerre. La situation économique était difficile et l’achat par les jeunes de chaussures de football représentait un investissement important. L’union sportive en acheta 14 ou 15 paires pour les joueurs de l’équipe première, créant une certaine frustration pour l’équipe réserve.

Aux alentours de 1953-1954 pour que les résultats sportifs permettent d’accéder à un niveau supérieur une assemblée générale décida de saisir l’occasion de faire signer pour la saison un joueur Gangeois en lui versant une indemnité financière. Pour la première fois et pour la dernière jusqu’à maintenant, l’union sportive payait un joueur. Ceci créa de la confusion car les résultats n’étaient pas au rendez-vous et le joueur ne s’aligna pas sur les derniers matchs de la saison.

Par la suite l’union sportive jouant en catégorie assez élevée bénéficia de nombreux talents jeunes du canton venant de Viols el Fort, Notre Dame de Londres, St Jean de Buèges, Causse de la Selle et même St Gély du Fesc, St Bauzille de Montmel et Laroque et des petits villages autour du Pic St Loup.

En 1980 le stade de la prairie n’était plus conforme pour disputer des compétitions importantes. Un agrandissement était impossible, il fallut orienter vers d’autres terrains.

Une opportunité se fit jour sur des parcelles encore plus proches du village jouxtant des parcelles achetées par la municipalité pour y construire un groupe scolaire, une cantine et des terrains de tennis. Ce terrain, actuellement en fonction, permet l’organisation de nombreux tournois et autres compétitions.

 

Le premier président en 1931 se nommait Henri Souche père de Remy Souche. Ses successeurs sans garantie d’ordre chronologique furent : Etienne Caniven, Léopold Fédière, Henri Arnaud, Paul Séranne, Jean Francès, Joseph Théron, Louis souche, Francis Murcia, Denis Sussi, Sylvain Robert, Marcel Arléry, Rémy Bouyala et Bernard Mazel. Le président en exercice étant Jean-Luc Boulet. Ils contribuèrent et contribuent tous par leurs actions au maintien de cette activité sportive en assurant aux jeunes la possibilité de pratiquer leur sport favori.